Français, nous venons d’un peuple de paysans. Nombreux sont les peuples dotés d’un tel héritage. Nous le sentons au fond de nos cellules. Par modernisme et esprit urbain, certains méprisent et refoulent cette histoire qu’ils sentent parfois bouger à l’intérieur. D’autres en sont inspirés. Certaines pensées nous viennent de la Terre et y retournent. La Terre réanime notre « temps libre », même si nous n’avons pas la main verte. C’est une hypothèse réaliste, celle de l’atavisme d’une mémoire collective terrienne ancrée dans l’histoire populaire, qui continue d’habiter nos psychismes. Nous portons l’exil dans nos cœurs depuis l’urbanisation et le déploiement de la société industrielle. Nous avons en nous la mémoire de l’expropriation et du déracinement. Nous éprouvons le manque et le désir, la colère et l’espoir.

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