La décroissance est invendable, affirme Jean-Marc Jancovici. Il ne précise pas : invendable pour celles et ceux qui profitent de la croissance, ou caressent le rêve d’en profiter un jour. Certes, ils sont nombreux, puissants pour certains. Plus nombreux encore sont celles et ceux qui vivent dans l’a-croissance depuis très longtemps. Si la décroissance s’accompagnait d’une garantie de partage et d’équilibre existentiel, ces derniers l’adopteraient à coup sûr.  Alors le monde deviendrait dangereux pour les égoïstes coureurs de profits. Mais si tout le monde, un jour, achète la décroissance, cher Jean-Marc Jancovici, elle deviendra un produit comme un autre. Alors les marchands, qui jadis la méprisaient, la vendront avec arrogance et conviction. Incarnant une nouvelle fois l’efficacité du mercenariat, ils prospèreront de manière provisoire dans un monde à jamais perdu.

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